Schalke devra batailler à Salonique, tapage nocturne en vue à Gelsenkirchen

par fstream2001

schalke paok

Certains des coupables du casse du siècle dans l’histoire du foot Européen (Grèce 2004, la victoire du bloc béton) courent toujours. Parmi eux, le milieu Katsouranis, toujours bon pied bon œil, fait aujourd’hui le bonheur du PAOK Salonique.

PAOK qui devait aller découvrir les joies de l’Europa League, et qui se retrouve du fait de l’exclusion du Metalist Kharkov à deux matches de la phase de poules de la Champions League. Face à un Schalke 04 laminé samedi à Wolfsbourg et privé pour un mois de son sérial buteur Klaas Jan Huntelaar.

Par conséquent, il y’a du monde à la Veltins Arena et ses canalisations à bière. Du monde et une rencontre du troisième type. D’un côté, le peuple de Gelsenkirchen, tout de bleu vêtu et qui met une belle ambiance, entre tribunes bon enfant et virages bruyants.

Et en face, l’invasion des huns. Des milliers de types enragés, torse poil, tatoués avec des delta, alpha, epsilon, etc, massés derrière la bannière «  Gate 4 » du nom du principal groupe d’ultras. Et prêts à exploser au moindre exploit, avant surement d’aller passer la nuit en centre-ville à gâcher la nuit des honnêtes gens avec des chants dérivés de mélodies fascinantes.  Genre Rasputin de Boney M (voir vidéo de la version Londonienne en bas de l’article, remplacer «He was big and strong, in his eyes a flaming glow » par «  PAOK olé, PAOK olé olé »).

Après dix bonnes premières minutes les joueurs du PAOK décident de renoncer à toute forme d’intention offensive. Titularisés en attaque, le petit barbu international Grec Salpingidis et le jeune espagnol Lucas jouent au niveau de Katsouranis, à trente mètres de leur but.

Pas pressés les Bleus font tourner en mode handball, et de temps en temps le numéro 10 Draxler tente une incursion. Il tire, la balle lui revient. Sans espace possible, il  décale Farfan qui dos au but ne trouve rien de mieux à faire qu’une déviation indigeste pour le latéral Uchida monté aux avant-postes. Pressé, celui-ci la perd.

Au bout de la septième répétition de cette action, les sifflets débutent. Les ultras de Schalke commencent à se fritter avec les flics, tandis qu’Huntelaar calé en tribunes joue avec son portable, persuadé que s’il était à la place de Szalai il resterait en pleine surface sans voir la couleur du ballon.

Et à force de reculer, il y’a un moment ou la dite frappe de Draxler intervient aux seize mètres. Et là, Farfan hérite de la balle pas loin, se dit qu’il serait temps de frapper lui aussi, et il enroule du gauche. Poteau rentrant. 1-0. Sans émotion forte, Schalke atteint la mi-temps en ayant obtenu le minimum.

L’inverse se produit lors de la seconde période. D’abord dans les mêmes dispositions de domination, les Königsblauen enclenchent inexplicablement la marche arrière. Lucas et Anathasiadis, qui a relevé Salpingidis, commencent à pointer le bout de leur nez dans la surface adverse.

Accompagnés de Miroslav Stoch. L’ex-joueur du Fenerbahce très discret jusque-là sort deux exemplaires d’un classique mais efficace je repique dans l’axe aux vingt-mètres+frappe. La première passe de peu à côté, et la seconde mieux ajustée finit dans les filets hors de portée de Hildebrand. C’est l’hystérie totale dans le camp Salonique. L’escalade au sens propre comme au sens figuré, mais à voir tous les Hellènes juchés sur les grilles à hurler, on pencherait plutôt pour le sens propre.

Ils savent que ca sent le résultat positif, d’autant plus que les Allemands gâchent leur première et seule vraie occase de la deuxième mi-temps, à la 78ème minute. Au terme d’une percée parfaite dans l’axe et mis en orbite par un une-deux avec Draxler, Szalai arrive seul à l’entrée de la surface mais bute sur le gardien Grec sorti à sa rencontre.

1-1, Schalke devra aller chercher sa qualification à Salonique, et sans Huntelaar force est de constater que cette équipe peine. Contre un PAOK positionné aussi bas sur le terrain, et qui devrait faire preuve de la même prudence pour le match retour, le Hollandais aurait sûrement apporté beaucoup plus de solutions même s’il n’est pas spécialement friand des matches avec 3-4 ballons exploitables seulement.

En attendant, c’est les Grecs qui ont le sourire. Toute la Ruhr devrait l’entendre jusqu’à tard dans la nuit.

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