Le Steaua arrache son ticket à Varsovie

par fstream2001

Légia Steaua

Legia versus Steaua, champion de Pologne versus champion de Roumanie, et un ticket pour la Champion’s League en jeu. Et le lieu de la mise en jeu sera cette Pepsi Arena de Varsovie chauffée à blanc.

Immense bannière rouge et verte aux couleurs du Légia déployée dans le virage Nord, craquage de fumigènes côté Sud, des milliers de supporters en transe qui chantent sans discontinuer, un bon petit chant à la It’s a heartache estampillé Boca Juniors et importé depuis dans tous les stades du monde, le ton est donné.

Volet joueurs à surveiller, on penserait en priorité aux buteurs de l’aller, deux types souvent abonnés aux prêts sans option d’achat. Le jeune attaquant Polonais Kosecki, un petit air de Radek Stepanek et une sacrée fougue dans son jeu et dans ses déplacements, a la lourde charge de faire oublier le faste et les buts de Danijel Ljuboja parti à Lens. Et l’Italien Federico Piovaccari, prêté quatre fois par la Samp depuis 2011 et déjà 3 buts en 7 matches depuis son arrivée à Bucarest.

Sinon, pour les chanceux qui ont admiré Limassol-OM lors de la précédente Europa League, ils reconnaîtront dans les rangs du Légia le Lusitano-chypriote à crête Dosa Junior qui a fait des misères aux Marseillais l’an dernier.

Concéder un nul 1-1 chez soi en match aller n’est pas rédhibitoire si on entame le retour le couteau entre les dents. Et ca, le Steaua l’a bien compris en mordant dans le ballon avec appétit dés le coup d’envoi, et en frappant l’arrière-garde Polonaise très tôt, dés la 6ème minute. Trouvé dans la surface côté droit, Stanciu pivote, efface un défenseur et pose un plat du pied subtil petit filet opposé. 0-1.

Deux minutes après, le capitaine Bourceanu, numéro 55 dans le dos et hargne dans les yeux, arrache un ballon dans l’entrejeu adverse et initie un trois contre deux conclu avec succès par Piovaccari. Petit crochet du droit qui efface la glissade incontrôlée de Dosa Junior qui finit dans le décor, et ballon taclé hors de portée du gardien du Légia. 0-2, les Polonais sont assommés.

Les Roumains montrent plus de conviction et d’agressivité, s’invectivent entre eux pour corriger les erreurs de placement, et affichent par la suite une volonté farouche de conserver les deux buts d’avance acquis par ces dix premières minutes de feu.

Seul bémol, à gauche ca ne défend pas des masses. Esseulé dans la surface, Kosecki tente lui aussi le plat du pied côté opposé, sa frappe repoussée est prolongée dans le but par Bereszynski signalé hors-jeu.

Ce n’est que partie remise, et toujours à gauche. Pas attaqué, Wawrzyniak a tout le temps d’ajuster un centre puissant que le Serbe Radovic catapulte dans les filets. 1-2, l’espoir renaît et le stade s’embrase.

Bon gré mal gré le Steaua atteint la mi-temps ainsi, se faisant balader pendant les longues séquences de domination qui suivent la réduction de l’écart. Et la souffrance se poursuit durant une bonne partie de la seconde période. Néanmoins, il y’a toujours une intervention qui enraye les offensives Polonaises dans la surface, dans l’avant-dernière passe ou la dernière.

Bourceanu se jette sur tous les ballons qui traînent dans ses trente mètres pour lancer Piovaccari. Entré en jeu, le Brésilien Léandro Tatu s’illustre par sa vivacité et son acharnement au pressing, qui permet aux Roumains de gagner des secondes précieuses en jouant dans le camp du Légia.

Si bien que le but qui devait mettre le feu, le but qui devait mettre Varsovie aux portes de la qualif, met un temps fou à arriver. Et n’arrivera qu’à la 94ème minute, sur un énième long ballon de Dosa Junior repoussé par la défense centrale, Radovic laisse passer une passe en profondeur pour Rzezniczac qui arrache le 2-2 mais ne peut éviter l’élimination.

Qualification du Steaua, Les joueurs peuvent faire la fête dans un stade réduit au silence, et Léandro Tatu chanter ses tubes en toute tranquillité (voila bien une vanne dont je ne pouvais me passer).

Publicités