Krasnodar qualifié, un rayon de soleil pour Baldé et ses coéquipiers

par fstream2001

Pellè n'a pas suffi

Pellè n’a pas suffi

11 piges après la victoire du Feyenoord à domicile en C3, le stade de Kuip n’a pas changé. Une fournaise, du bruit, des types en t-shirt rayé rouge et blanc qui chantent le bonheur de soutenir leur équipe, et avec un but à remonter ce n’était pas de trop.

Le principal atout offensif de Rotterdam s’appelle Pellè. Il n’est pas roi et pas Brésilien, mais athlétique et Italien. Et va savoir ce qui se passe dans certains coins d’Europe en ce moment, si t’es Italien, que t’as 28 ans et que t’as joué pas très longtemps à la Sampdoria, tu trouves très facilement du taf ailleurs. Ca fait le deuxième en moins de trois jours après celui du Steaua.

En face, Krasnodar. Du flocage exotique avec un numéro 71 et un 43, Charles Kaboré devant la défense avec son numéro 10 sur les épaules (exotique je vous disais). Et en dépit de sa bonne prestation en championnat, Djibril Cissé commence sur le banc comme au match aller, la place de titulaire en pointe étant attribuée à Baldé. Pas Baldé le chanteur, hein. Celui-là a aussi un chignon en dreadlocks, a aussi un air à prendre brusquement une guitare et chanter Un rayon de soleil, mais là c’est bon il est juste footballeur. Ouf.

A peine le match débuté, le handicap du Feyenoord semble destiné à fondre comme neige au soleil. Certes Pellè se charge de retarder l’échéance lui-même en loupant un penalty dés la deuxième minute, mais se rattrape très vite dans l’action suivante, avec une simplicité déconcertante. Appel dans l’axe en plein cœur de la surface absolument pas suivi par la défense Russe, sprint de dix mètres, face-à-face avec Belenov, but. Les compteurs sont remis à zéro.

Tandis que les supporters locaux ressortent i Will survive pour fêter ca, le Kouban Krasnodar entame une phase de 20 minutes recroquevillé devant sa surface à repousser les offensives du Feyenoord comme il peut, et soudain change son fusil d’épaule.

Trois grosses situations chaudes sorties de nulle part dans le camp Hollandais, trois frappes qui allument Mulder, et un coup de poignard dans la foulée. Sublime débordement du Roumain Bucur qui longe la ligne de corner, plonge vers les six-mètres et signe une passe en retrait au meilleur moment possible pour Ivanov qui marque à bout portant.

Feyenoord se retrouve avec deux buts à marquer, la partie se débride quelque peu. Les locaux se procurent de nombreux coups de pieds arrêtés souvent déviés par Pellè sans réussite. Et sur l’un de ces coups de pieds arrêtés le 10 Lex Immers, par ailleurs pas très à l’aise dans l’organisation du jeu, vendange une occasion énorme en décroisant trop sa tête alors qu’il était seul aux six-mètres.

L’égalisation leur ayant singulièrement simplifié la vie, les joueurs du Kouban jouent comme dans un fauteuil. Kaboré déblaye tout ce qui lui passe à portée de sécateur, Baldé récupère les ballons assez haut et permet au duo Ivanov-Bucur de faire quelques percées balle au pied.

Et c’est sur une situation similaire que les Russes vont tuer la confrontation dés l’entame de la seconde période. Duel aérien gagné par Baldé, sur le deuxième ballon Bucur repique dans l’axe à l’entrée de la surface et profite du rebond haut pour placer un bolide surpuissant, voire même aux frontières du réel, hors de portée de Mulder.

1-2, trois buts à marquer pour Rotterdam, la messe est dite. Le Kouban replace son bloc-équipe à l’entrée de sa propre surface, grignote des secondes dés que possible, et autorise même Kaboré à tenter quelques montées. Une transversale en touche et un passement de jambes qui tourne en glissade plus tard, le Burkinabé change d’avis et se replace devant sa défense.

Assommés, les joueurs du Feyenoord auront quand même le mérite de continuer à arroser niveau centres, Pellè avec son aisance assez intéressante dans le jeu aérien se procure quelques opportunités, mais dans l’ensemble il a été trop seul et trop isolé pour pouvoir changer les choses à lui tout seul.

Pas rancunier, le public du Kuip entonne un vibrant You’ll never walk alone au moment de l’entrée en jeu de Cissé à la 89ème. Le temps de placer une petite accélération avant d’aller congratuler ses coéquipiers au coup de sifflet final, et empêcher Baldé de prendre une guitare.

 

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