Sporting-Benfica: Fredy sort ses griffes, Markovic étale sa classe

par fstream2001

sporting benfica

1 victoire-8 défaites en match officiel sur ces 4 dernières années : Dire que le Sporting a développé une allergie aux derbys face au Benfica serait un euphémisme.

Mais pour espérer briser cette dynamique dégueulasse, tous les petits signes sont bons : Une victoire contre le rival en pré-saison, des débuts canon avec 9 pions en deux matches pour se soigner le moral et le goal-average ( même si Coimbra et Arouca ont eu plus l’air de deux aimables sparring-partners ) et déjà 4 buts pour le Colombien à peine débarqué Fredy Montero.

Dans le camp Benfica, il a bien fallu exorciser le mois de Mai apocalyptique ou le triplé s’est évaporé : Le championnat contre Porto à l’avant-dernière journée, la finale d’Europa League contre Chelsea, et la coupe contre Guimaraes. Sulejmani est arrivé de l’Ajax, et les journées inaugurales, entre une victoire à l’arrache et une défaite à Funchal, sont pour l’instant poussives.

En tous cas, au stade José Alvalade, tout le monde y croit. Déjà bien chauds à l’entrée des joueurs ( ou l’entrée des deux top model du protocole d’avant-match aux couleurs des deux clubs, c’est selon ) les supporters locaux basculent dans la transe à la 9ème .

Trouvé à l’entrée de la surface et un poil hors-jeu, Fredy décale Martins sur la gauche et fonce au point de penalty ( suivi de loin par le grand Luisao qui met trois bonnes secondes à se retourner ) pour cueillir le centre d’une belle tête smashée hors de portée d’Artur pour l’ouverture du score.

Le Sporting presse haut, et gêne considérablement les remontées de balle Benfiquistes. Gaitan et Maxi Pereira se montrent très imprécis et sont pris dans la nasse du milieu de terrain, loin du faste et de la facilité qui leur avait permis d’épater la galerie et l’Europe il y’a quelques mois. Mais bon, après avoir connu le cocktail Balbir+W9+Milieu Bordelais sympathique, tout le reste devient plus fade.

Résultat, deux petites occases seulement à se mettre sous la dent, une tête de Lima sur la transversale et un plat du pied de Salvio dans les nuages. Et deux changements sous la contrainte avant même la fin de la mi-temps : Salvio sur une torsion du genou suspecte et Enzo Perez sonné après s’être mangé un dégagement à bout portant dans la tronche.

De quoi laisser, sur le banc, le coach Jorge Jesus dubitatif et le grand attaquant Oscar Cardozo au paroxysme du rongeage de frein.

Pas pour longtemps. Parce qu’il fallait bien atteindre un sommet dans la guigne, Gaitan se blesse à l’entame de la seconde période. Trois changements grillés, et entrée en jeu du Paraguayen.

Mais dans les entrants, il y’a le Serbe Markovic. Numéro 50, gestuelle de crack en devenir et de la suite dans les idées. Après avoir testé la défense du Sporting d’un raid dévastateur en partant d’un côté, Markovic se place dans l’axe quelques minutes plus tard et passe la dite défense en revue avant de battre Rui Patricio de près. Un partout.

La suite n’apportera pas de changement majeur. Le Sporting, absent une bonne partie de la deuxième mi-temps, est redynamisé par l’entrée en jeu de Diego Capel, qui provoque, repique et frappe à tout va. Mais surtout à côté du cadre. Fredy place un petit-coup franc vicieux ( aidé par un mur pas placé génialement ) qui oblige Artur à une belle parade.

Pour éviter une autre mésaventure, deux joueurs sont affectés aux basques de Markovic pour lui mettre un coup à la moindre prise de balle. Choix tactique payant, car on en restera là.

Sans réellement montrer grand-chose, le Benfica rentre avec un point sur un exploit individuel master-class, et c’est tout bénef pour lui.

PS : Ils sont sympas, au stade José Alvalade, mais chanter sur Brazil  en boucle pendant 20 minutes sans s’arrêter, maintenant j’ai cette foutue chanson dans la tête et elle reste.

 

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